Que faire en Sardaigne ? Nos 16 incontournables
Des criques inaccessibles du golfe d'Orosei aux ruelles d'Alghero, découvrez l'île continent au-delà des cartes postales.
L'odeur du maquis corse vous est familière ? Attendez de poser le pied en Sardaigne. Ici, le parfum de l'hélichryse et du myrte sauvage prend à la gorge dès la sortie de l'avion. La Sardaigne n'est pas juste une île, c'est un continent miniature posé au cœur de la Méditerranée.
Que voir en Sardaigne ?
La Maddalena pour la mer, Alghero et Bosa pour les ruelles, le golfe d'Orosei pour les falaises, Su Nuraxi pour l'histoire et la Barbagia pour changer d'air. Voilà les premiers noms que je noterais sur la carte. Ajoutez Cagliari et les plages du sud si votre voyage commence de ce côté de l'île.
Ce qui me plaît en Sardaigne, c'est justement de passer d'une eau presque irréelle à une place de village où l'on commande un café. Le granit du nord n'a pas les couleurs du calcaire de l'Ogliastra, et une soirée sur les remparts d'Alghero ne ressemble pas à un déjeuner dans les montagnes.
Voici 16 lieux et expériences à choisir selon votre parcours, pas seize cases à cocher en une semaine. La carte des incontournables et les idées de séjour, plus bas, vous aideront à garder les étapes qui vont vraiment ensemble.
La carte des 16 incontournables
Le plus utile maintenant est de rapprocher les lieux qui vous tentent. Alghero, Bosa et Stintino composent un voyage dans le nord-ouest ; Cagliari, Chia et Villasimius un autre dans le sud. Les repères ci-dessous situent les secteurs, sans dessiner un circuit à parcourir d'une traite.
La carte se charge au clic. Chaque repère renvoie à sa présentation.
Le nord : îles, criques et villages
La Maddalena : naviguer entre les îles et les criques de granit
© Aldo Ardetti / Wikimedia Commons — CC BY-SA 3.0
À La Maddalena, on comprend assez vite pourquoi les photos de Sardaigne paraissent parfois retouchées. Entre le granit clair et les fonds de sable, l'eau passe du vert pâle au turquoise, puis au bleu profond en quelques mètres. Autour de Spargi, on finit par regarder autant sous le bateau que vers la côte.
Pour une première découverte, je choisirais une excursion au départ de Palau. Le petit bateau me plaît pour son ambiance ; une embarcation plus grande peut convenir pour le confort et le budget. Regardez surtout les escales et le temps laissé à la baignade.
Le ferry qui rejoint la ville de La Maddalena n'est pas la même chose qu'une journée d'excursion dans les criques. Vous pouvez aussi passer une nuit sur l'île et explorer à votre rythme. Quant à la plage rose de Budelli, elle se contemple : ce n'est pas une escale où dérouler librement sa serviette.
Capo Testa : marcher dans les rochers de la Valle della Luna
Valle della Luna, Capo Testa · © Stahlkocher / Wikimedia Commons — CC BY-SA 3.0
Près de Santa Teresa Gallura, le vent a sculpté les blocs de granit comme une matière molle. Certains ressemblent à des visages, d'autres à des vagues figées. Dans la Valle della Luna, le maquis se glisse entre les rochers et les petites ouvertures sur la mer apparaissent au dernier moment.
C'est l'un de mes coins préférés pour la fin de journée. Marchez vers le phare ou choisissez une promenade dans le secteur de Cala Grande, avec des chaussures qui accrochent. Pour un parcours plus long, partez assez tôt pour retrouver la voiture de jour : les rochers ne constituent pas un éclairage de retour.
Je réserverais deux à trois heures au cap, davantage avec une baignade. Porto Cervo offre une tout autre ambiance, entre marina et vitrines : il peut plaire pour cela, mais pour les paysages bruts, mon choix va à Capo Testa.
Castelsardo : grimper dans une citadelle au-dessus de la mer
Castelsardo · © Gzzz / Wikimedia Commons — CC BY-SA 3.0
Vu de la route, Castelsardo ressemble à un empilement de maisons accroché à son promontoire. Une fois dans le centre ancien, les escaliers prennent le relais. Montez vers le château des Doria, puis rejoignez la cathédrale Sant'Antonio Abate et son clocher couvert de faïence.
Le château abrite le musée du Tressage méditerranéen : une bonne manière de comprendre les paniers et les objets tressés que l'on rencontre dans le village. Mais je garderais aussi du temps pour les vues entre deux façades, sans chercher à visiter chaque intérieur.
Trois à quatre heures donnent déjà une belle première découverte. C'est une étape intéressante entre les secteurs d'Alghero et de Santa Teresa Gallura. Notre guide de Castelsardo détaille le parcours et le stationnement.
La Pelosa, à Stintino : une plage célèbre qui mérite son image
La Pelosa, Stintino · © Tommie Hansen from Stockholm, Sweden / Wikimedia Commons — CC BY 2.0
Une tour sur son îlot, une grande étendue d'eau claire et du sable pâle : La Pelosa a tous les ingrédients de la carte postale. Je ne l'écarterais pas simplement parce qu'elle est connue. Par une journée calme, la couleur de la mer justifie largement de lui réserver du temps.
La contrepartie, c'est qu'une arrivée improvisée ne suffit pas en saison. Du 15 mai au 15 octobre 2026, l'accès se réserve et coûte 3,50 € par personne ; les moins de 12 ans en sont exemptés. Passez par le site officiel de La Pelosa et glissez une natte sous votre serviette, comme le demande le règlement.
Gardez ensuite un moment pour le port de Stintino. Une baignade, un déjeuner et une promenade suffisent : ce serait dommage de transformer cette journée en trois changements de plage et autant de recherches de parking.
La côte est : Orosei et Gorropu
Le golfe d'Orosei : Cala Luna, Cala Mariolu et les falaises de Baunei
Une muraille de calcaire plonge dans une mer indigo. Entre les falaises, Cala Luna et Cala Mariolu apparaissent comme des parenthèses de sable ou de petits galets clairs. C'est le grand spectacle de la côte est, celui que je choisirais pour une journée entière tournée vers la mer.
Depuis Cala Gonone ou Santa Maria Navarrese, les excursions permettent de découvrir plusieurs criques sans organiser de longues marches. Les ports ne proposent pas tous le même parcours : comparez les escales et les temps de plage, pas seulement le nombre de lieux mentionnés dans le titre. Notre fiche sur les sorties en bateau dans le golfe d'Orosei aide à choisir.
À plusieurs, louer un gommone peut être tentant : comptez autour de 150 à 200 € la journée, hors carburant, pour un petit modèle selon la saison. Mais « sans permis » ne veut pas dire « sans expérience nécessaire ». Pour une première navigation, je préférerais un skipper. Les zones d'approche et de débarquement ne sont pas libres partout, notamment à Goloritzé.
Cala Goloritzé : descendre à pied jusqu'à la crique
Cala Goloritzé · © Mentnafunangann / Wikimedia Commons — CC BY-SA 3.0
Cala Goloritzé reste ma plus belle claque visuelle de l'île. Une aiguille calcaire, des galets blancs et cette eau limpide qui donne envie de poser le sac immédiatement. Mais la plage arrive au bout d'une randonnée : il faut aussi garder de l'énergie pour remonter.
Le sentier part de Su Porteddu, sur le plateau de Golgo. Comptez environ 1h30 à l'aller et deux heures au retour, avec près de 500 mètres de dénivelé. Prévoyez des chaussures fermées qui accrochent, de l'eau et un départ matinal.
L'accès coûte 7 € et se réserve via Heart of Sardinia, depuis les indications de l'office de tourisme de Baunei. Le retour en bateau n'est pas autorisé. Je lui consacrerais donc sa propre journée, plutôt que de l'ajouter à une sortie dans les autres criques.
Gorropu : marcher au pied des grandes parois du canyon
© Giorgio Galeotti / Wikimedia Commons — CC BY 4.0
À Gorropu, le regard monte presque malgré soi. Les parois calcaires resserrent l'horizon, et les gros blocs au fond de la gorge donnent l'échelle du paysage. Après les criques, cette Sardaigne minérale mérite une journée à elle seule.
Le départ de Genna Silana est une option connue, avec un retour en montée à ne pas sous-estimer. Il existe aussi des formules avec transfert. Choisissez l'accès avant de partir, plutôt que de prendre le premier point marqué « Gorropu » sur la carte.
L'entrée adulte coûte 6 €, à payer en espèces à l'entrée du canyon. Le gestionnaire indique un dernier accès à 16h30 et une fin de visite à 17h : ce n'est donc pas une randonnée à commencer en fin d'après-midi pour éviter la chaleur. Consultez les parcours sur le site de Gorropu, partez équipé et adaptez la sortie à la météo et à votre niveau.
L’ouest : Alghero, Bosa et le Sinis
Alghero : les remparts dorés et les ruelles catalanes
© Photo2023 / Wikimedia Commons — CC BY 4.0
Alghero est une anomalie délicieuse. Son héritage catalan se retrouve dans les noms des rues et l'allure du centre ancien. J'adore marcher sur ses remparts en fin d'après-midi, lorsque la lumière embrase les pierres d'un orange profond.
Commencez par les ruelles, la cathédrale et San Francesco, puis retrouvez la mer. Le plus agréable est de garder une soirée ici : la promenade des bastions se prolonge facilement en dîner, sans avoir à courir jusqu'à la voiture.
La Trattoria La Saletta reste une adresse à regarder pour une table dans le centre. Laissez-vous guider par la carte du jour plutôt que de venir pour un plat unique. Pour les visites, une journée donne une bonne première découverte ; avec une deuxième, ajoutez Capo Caccia et la grotte de Neptune.
La grotte de Neptune : l'escalier dans la falaise et le lac souterrain
L’Escala del Cabirol, Capo Caccia · © Gianni Careddu / Wikimedia Commons — CC BY-SA 3.0
À Capo Caccia, la descente de l'Escala del Cabirol fait déjà partie de la visite : 654 marches accrochées à la falaise, la mer en contrebas et l'entrée de la grotte presque au niveau de l'eau. À l'intérieur, le décor change encore, entre concrétions et reflets sur le lac souterrain.
Le bateau depuis Alghero offre une autre approche, particulièrement intéressante pour éviter l'aller-retour dans l'escalier. Dans les deux cas, l'état de la mer peut modifier l'accès.
Comptez 18 € pour l'entrée adulte, hors transport. Pour arriver par les marches, il faut réserver un créneau. Notre fiche sur la grotte de Neptune explique les deux accès ; la billetterie officielle distingue bien l'entrée, le bateau et la navette. Gardez une demi-journée depuis Alghero, pas seulement le temps passé sous terre.
Bosa : les maisons pastel au bord du Temo
Bosa et le Temo · © Zsuzsanna Tóth / Wikimedia Commons — CC0
À Bosa, les façades roses, jaunes et orangées s'empilent au-dessus du fleuve. Traversez le vieux pont, regardez les anciennes tanneries sur l'autre rive, puis montez dans les ruelles de Sa Costa jusqu'au château. La vue explique mieux l'organisation de la ville que n'importe quel plan.
Je garderais au moins une demi-journée, avec le déjeuner ou un verre de Malvasia au bord du Temo. Une balade sur le fleuve ou une soirée sur place permettent de prolonger l'étape. Notre guide de Bosa donne le parcours et les bonnes pauses.
En venant d'Alghero, la route côtière mérite elle aussi un peu de marge. Ce serait dommage de traverser tous ces paysages en regardant uniquement l'heure d'arrivée prévue.
Le Sinis : Tharros, les plages de quartz et la bottarga
Is Arutas, péninsule du Sinis · © Gzzz / Wikimedia Commons — CC BY-SA 3.0
Dans le Sinis, l'archéologie et la plage se rencontrent sans avoir besoin d'une longue journée de route. À Tharros, les vestiges de la ville antique descendent vers la mer. On marche entre les ruines avec le vent du large et la silhouette du cap en arrière-plan.
Poursuivez vers Is Arutas ou Mari Ermi pour découvrir les grains de quartz clairs qui donnent à ces plages leur texture si particulière. Regardez-les, photographiez-les, mais laissez-les sur place. L'eau peut aussi devenir profonde assez vite à Is Arutas : choisissez votre coin de baignade avec autant d'attention que votre cadrage.
La pause gourmande se fait autour de Cabras, avec des pâtes à la bottarga, ces œufs de poisson salés et séchés qui concentrent le goût de la mer. Une visite le matin, une table à midi et la plage ensuite : voilà une journée qui n'a pas besoin de beaucoup plus.
Pour un détour dans l'intérieur, l'Antica Dimora del Gruccione, à Santu Lussurgiu, reste une belle piste de séjour gourmand. Elle se trouve dans le Montiferru, pas à côté de Su Nuraxi : associez-la à une étape dans l'ouest de l'île.
Le sud : Cagliari et les plages
Cagliari : le Castello, la Marina et les soirées méditerranéennes
© Hitrandil / Wikimedia Commons — CC BY-SA 4.0
Cagliari est une ville où je garderais volontiers du temps entre deux étapes de plage. Montez dans le quartier du Castello pour ses rues, sa cathédrale et les panoramas sur les toits. Puis redescendez vers la Marina, où les terrasses annoncent une autre partie de la journée.
Le soir, l'envie d'un dîner de poissons prend facilement le dessus sur celle d'une visite supplémentaire. À La Stella Marina di Montecristo, gardez un budget autour de 35 à 40 € par personne pour découvrir cette cuisine de la mer.
Une journée permet de découvrir le centre ; deux laissent mieux respirer le séjour. Avec ce temps supplémentaire, ajoutez le musée archéologique ou une sortie vers Poetto et les lagunes. Cagliari mérite mieux qu'une nuit coincée entre l'atterrissage et la prise de la voiture.
Chia : les grandes plages de sable et les dunes
Les dunes de Chia · © Cristiano Cani from Cagliari, Italia / Wikimedia Commons — CC BY 2.0
À Chia, on change de décor : de longues courbes de sable, des dunes et une mer qui passe du vert clair au bleu. Su Giudeu, Sa Colonia ou Porto Campana donnent déjà de quoi remplir une journée, sans chercher à parcourir toute la côte.
Su Giudeu me paraît un bon choix pour les voyageurs qui préfèrent le sable aux criques encaissées. Prenez les accès aménagés, laissez les dunes tranquilles et choisissez la baignade selon le vent. Une eau calme sur la photo ne signifie pas qu'elle le sera tous les jours.
Pour une visite culturelle à associer à ce secteur, le site archéologique de Nora, près de Pula, offre un autre beau rendez-vous avec la mer. Je répartirais les visites et les plages sur deux jours plutôt que de traverser tout le sud dans la journée.
Villasimius : Porto Giunco et les baies de Capo Carbonara
Porto Giunco et l’étang de Notteri · © dronepicr / Wikimedia Commons — CC BY 2.0
Porto Giunco déroule son sable entre la mer et l'étang de Notteri. Depuis le promontoire de la tour, les deux étendues d'eau dessinent presque une carte en relief. En bas, il reste surtout à choisir entre une promenade, un long bain et l'envie de ne rien faire.
Autour de Villasimius, Simius, Campus et les autres plages donnent plusieurs possibilités selon les conditions du jour. Punta Molentis est soumise à une capacité limitée : regardez les modalités de la gestion municipale avant d'en faire votre seule option.
Pour choisir entre ces baies et Chia, notre sélection des plages du sud de la Sardaigne complète le tableau. Je ne ferais pas chaque jour l'aller-retour entre les deux côtés de Cagliari.
Avec plusieurs jours consacrés au sud, deux nuits côté Pula pour Chia et Nora, puis quelques nuits vers Villasimius peuvent simplifier le voyage. Comparez les hébergements sur Booking.com en regardant l'adresse réelle : un hôtel annoncé « près de Cagliari » ne vous place pas automatiquement à côté de votre plage préférée.
L’intérieur : nuraghes et Barbagia
Su Nuraxi à Barumini : entrer dans la Sardaigne nuragique
© Norbert Nagel / Wikimedia Commons — CC BY-SA 3.0
Pour comprendre les tours de pierre qui apparaissent au bord des routes sardes, je garderais au moins une visite de nuraghe. À Su Nuraxi, près de Barumini, les masses de basalte, les passages et les vestiges du village rendent cette civilisation de l'âge du bronze beaucoup plus concrète.
Le site, classé à l'UNESCO, se trouve dans la Marmilla. La visite guidée est obligatoire et dure environ une heure. On regarde autrement les pierres une fois que le guide en a expliqué l'organisation.
Le billet adulte 2026 est à 16 € et comprend Su Nuraxi, Casa Zapata et le Centre Giovanni Lilliu. Gardez une demi-journée pour profiter de l'ensemble. Notre fiche visiter Su Nuraxi détaille le parcours ; les tarifs et horaires du gestionnaire permettent de préparer la journée.
Barumini ne s'intègre pas à tous les circuits. Pour un voyage limité au nord, mieux vaut choisir un site plus proche dans notre sélection de nuraghes à visiter en Sardaigne que traverser l'île pour une seule entrée.
La Barbagia : les murs d'Orgosolo, Nuoro et les masques de Mamoiada
Les murs d’Orgosolo · © Daniel Ventura / Wikimedia Commons — CC BY-SA 4.0
Quitter la côte pour la Barbagia change le voyage. À Orgosolo, les murs prennent la parole : luttes paysannes, politique internationale, scènes de la vie quotidienne. On s'arrête devant une peinture, puis une autre, et la promenade devient une lecture du village.
À Nuoro, le musée du Costume, consacré à la vie et aux traditions populaires sardes, donne des clés pour comprendre les vêtements, les objets et les fêtes de l'île. À Mamoiada, le musée des Masques méditerranéens prolonge cette découverte autour des Mamuthones et des Issohadores. Inutile d'attendre le carnaval pour s'y intéresser.
Je choisirais Orgosolo et un musée pour une première journée, plutôt que de courir dans trois communes. Et je garderais un long déjeuner en agriturismo : porceddu rôti, pain carasau, fromages et cuisine pastorale. Réservez votre table, puis laissez un peu de temps au repas. La Barbagia ne se résume pas davantage à une photo de murale que la côte à une photo de plage.
Itinéraire, voiture et budget
Quels incontournables garder pour une semaine ?
Je le répète souvent : n'essayez pas de faire toute l'île en une semaine. Ce n'est pas une question de mérite. Une belle journée en bateau ou une longue pause à Bosa vaut davantage que trois sites aperçus entre deux trajets.
| Vos envies | Les étapes à garder | Le rythme que je choisirais |
|---|---|---|
| Villes et plages du nord-ouest | Alghero, Neptune, Bosa, La Pelosa et Castelsardo | Une base autour d'Alghero, puis une autre selon la suite du parcours ; gardez une journée libre pour la mer. |
| Îles et falaises de l'est | La Maddalena, puis le golfe d'Orosei et Goloritzé ou Gorropu | Deux bases, côté Palau puis Cala Gonone ou Baunei. Choisissez une grande randonnée, pas les deux à tout prix. |
| Ville, plage et archéologie au sud | Cagliari, Su Nuraxi, Chia ou Villasimius | Deux jours à Cagliari, une excursion à Barumini, puis quelques jours sur une côte. |
Sur trois ou quatre jours, réduisez encore le secteur : Alghero et ses alentours, ou Cagliari et une plage, par exemple. Sur dix jours, ajoutez une étape intérieure ou quelques nuits sur une côte voisine. Avec deux semaines, une boucle plus large devient envisageable, sans obligation de faire tout le tour.
Pour passer au programme jour par jour, retrouvez notre itinéraire de 7 jours en Sardaigne du Nord et notre road trip de 15 jours. Les jours d'arrivée et de départ ne sont pas toujours de vraies journées de visite : gardez-en compte au moment de réserver vos nuits.
Faut-il louer une voiture ?
© Ziegler175 / Wikimedia Commons — CC BY-SA 3.0
Pour enchaîner les villages, les criques et les départs de randonnée, je prendrais une voiture. Les petites routes demandent toutefois de la marge : le dernier bout de trajet peut prendre plus de temps que prévu, sans compter le parking et la marche.
Pour un court séjour urbain, ce n'est pas automatique. Olbia, Alghero ou Cagliari permettent d'associer promenades, transports locaux et excursions organisées. Le bon choix dépend de vos journées, pas d'une règle valable pour tout le monde.
Comparez les offres sur Rentalcars une fois vos bases choisies. Regardez le prix total, la franchise, la caution et les exclusions, notamment pour les routes non goudronnées. Un rachat de franchise n'autorise pas à emprunter n'importe quelle piste.
Quand partir pour profiter des visites et de la mer ?
Pour mêler promenades et baignades, je privilégierais juin ou septembre. Mai se prête bien aux visites et aux randonnées, avec une mer plus fraîche ; octobre garde de belles possibilités pour voyager, à condition de laisser de la souplesse aux journées en mer. Notre page sur la Sardaigne en septembre aide à se projeter dans l'arrière-saison.
En juillet et août, réservez tôt ce qui conditionne vraiment le voyage : hébergements, voiture et sorties très demandées. Pour le reste, gardez des pauses à l'ombre et quelques journées moins remplies. Les vacances n'ont pas besoin de commencer tous les matins par une course au premier parking.
Quel budget prévoir ?
En été, pour deux personnes partageant une voiture et une chambre confortable, je prévoirais autour de 220 à 300 € par jour, hors vols et grandes excursions. Par exemple, une chambre à 120 €, une voiture à 50 € et 70 € de repas pour deux donnent déjà 240 €, avant l'essence, les parkings et les visites.
Les journées de bateau font monter l'addition ; une promenade à Bosa ou un après-midi sur une plage libre l'allègent. Hors pleine saison, comparez vos dates plutôt que d'appliquer une réduction automatique à tous les postes.
Pour l'arrivée, regardez Olbia, Alghero et Cagliari en fonction des lieux retenus. Une économie sur le billet peut disparaître si elle impose une longue traversée de l'île. Avec votre propre voiture, comparez aussi le ferry en incluant la cabine et le trajet jusqu'au port.
« Coupez le moteur en fin d'après-midi sur une petite place de village. Commandez une Ichnusa bien fraîche. Écoutez les conversations autour de vous. L'autre moitié de l'île peut attendre un prochain voyage. »Dolce Routes · Carnet de route sarde
Questions fréquentes
Quels sont les incontournables pour un premier voyage en Sardaigne ?
Vaut-il mieux visiter le nord ou le sud de la Sardaigne ?
Que faire en Sardaigne en une semaine ?
Peut-on visiter la Sardaigne sans voiture ?
Que visiter en Sardaigne en dehors des plages ?
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